AY PETENERA ! chants séfarades et mémoire gitane Paris et Ivry s/seine

Ecrit par webmaster Sefarad.org le 5 février, 2015

AY PETENERA !
chants séfarades et mémoire gitane

un concert de Claire Zalamansky avec

Gilles Andrieux instruments ottomans

Marie-Ange Wachter violoncelle

collaboration artistique Marina Tomé

 

MARS 2015 

AY PETENERA ! 

Résidence artistique THEATRE D’IVRY-ANTOINE VITEZ

Ivry-sur-Seine

Dimanche 29 mars à 18h

http://theatredivryantoinevitez.ivry94.fr/les-spectacles/programmation/week-end-decouverte/

Des rives de l’enfance 

aux chemins escarpés des chants judéo-espagnols 

Claire Zalamansky retrace son parcours initiatique 

à travers l’évocation de cette femme libre.

(cf : note d’intention, plus bas)

 

UNE VIDEO à consulter

http://www.youtube.com/watch?v=yAfnsA20jis

http://www.claire-zalamansky.fr/

 

La Petenera

Gitane au charme meurtrier

chanteuse et danseuse flamenca

la maudite

la guérisseuse

juive errante

elle inspira Lorca

NOTE D’INTENTION par Claire Zalamansky

A chacun son Eldorado, ses Amériques ou sa Terre promise !

L’Espagne, je l’ai aimée très tôt, à Paris, sur le sein de ma nounou andalouse … ma Nana de Sevilla !

Petite « Don Quijota » je l’ai cherchée, dans d’obscurs villages, elle, et ses berceuses enchanteresses !

Des femmes vengeresses m’ont dit que la gitane c’était moi, à force de marcher pieds nus, et de me méfier de la « mauresque aux dents vertes » !

Leurs paroles venimeuses ont résonné longtemps, à travers toute, mon adolescence, jusque dans ce bus où, j’ai croisé une femme solaire et brune, belle à se damner.

On m’a dit de ne ne pas m’assoir à ses côtés, de ne pas m’en approcher, qu’elle était sorcière, qu’elle était maudite.

Moi j’ai continué de la traquer, dans le chant et dans la danse, au bout des chambres où je découvrais ma féminité.

J’ai voulu comprendre qui était la PETENERA, pourquoi on la détestait tant.

Je me suis adossée à cette femme perdue à travers les siècles, qu’on insultait sous mes yeux, hier comme aujourd’hui.

j’ai découvert que son histoire croisait les chemins d’une très ancienne diaspora, qu’elle hantait la mauvaise conscience de l’Espagne et le coeur des hommes.

Que le poète F.G. Lorca n’avait pas craint de lui consacrer tout un chapitre de son oeuvre.

Que son histoire rejoignait étrangement la mienne.

5Fév

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