La désunion des Juifs américains et anglais. 1942-1944.

Marc-André Charguéraud le 27 avril, 2016

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

La désunion des Juifs américains et anglais.

1942-1944

Pas d’unité face à la Shoah.

Un article que l’on aurait préféré ne pas avoir à écrire. Devant l’ampleur de la catastrophe, l’union était nécessaire pour assurer la crédibilité des demandes et éviter la dispersion des efforts.

Les Juifs d’Amérique et de Grande-Bretagne sont conscients du caractère dramatique des discordes qui règnent dans leurs rangs alors qu’ils savent que des millions de leurs coreligionnaires meurent aux mains des nazis.[1] Malgré les violentes dénonciations de ces disputes par des éditorialistes de publications juives de l’époque, l’union sacrée ne se réalisera pas.
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Une conduite honteuse du Comité International de la Croix-Rouge ? 1945

webmaster Sefarad.org le 19 avril, 2016

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Une conduite honteuse du Comité
International de la Croix-Rouge ?

1945

Un témoignage et l’histoire.

Le témoignage poignant d’une survivante qui doit être complété par ce que l’histoire nous a appris depuis.

 

Il y a quelque temps, invité par une importante association juive de France, j’exposais certains des moments forts d’un de mes récents livres. La conférence terminée, une femme, marquée par l’âge et l’épreuve, intervint sur un sujet que je n’avais pas évoqué, la conduite inacceptable du Comité International de la Croix-rouge (CICR).

Cette personne a survécu aux pires tourments dans le sinistre camp de Mauthausen-Gusen. Les nazis y ont acculé à la mort des milliers d’internés en les forçant, entre-autre, à porter des charges trop lourdes dans des carrières de pierres dangereuses. Cette dame témoigne : « Vous les Suisses, vous avez eu une conduite indigne dont vous devez rendre compte. Au cours des longs mois que j’ai passés dans l’antichambre de la mort, pas une seule fois je n’ai vu l’ombre d’un représentant de la Croix-Rouge. Aucun secours alors que nous étions dans le dénuement le plus total, aucun soutien à notre détresse sans fond. Vous nous avez complètement abandonnés ».

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La sélection révoltante des Juifs après la guerre.

Marc-André Charguéraud le 1 mars, 2016

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

La sélection révoltante
des Juifs après la guerre.

1945-1948

Discrimination et sélection se sont abattues sur les DP juifs à la recherche d’un refuge en Occident.

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Prisonniers de guerre juifs aux mains des nazis. 1940-1945

Marc-André Charguéraud le 3 février, 2016

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Prisonniers de guerre juifs
aux mains des nazis.

1940-1945

Une dizaine de milliers de Juifs, prisonniers de guerre de l’Occident ont été sauvés grâce au Comité International de la Croix-Rouge.

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Le scandale des comptes américains des victimes de la Shoah. 1945-2001

Marc-André Charguéraud le 20 janvier, 2016

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Le scandale des comptes américains
des victimes de la Shoah.

1945-2001

Cet article surprendra certains lecteurs. Il montre que les Etats-Unis ne s’applique pas les règles qu’ils imposent à juste titre aux autres pays.

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Le parcours très contestable de la famille de Manfred Weiss. 1938-1944

webmaster Sefarad.org le 2 décembre, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Le parcours très contestable de la famille de
Manfred Weiss.
1938-1944

 

Une famille juive qui possède le plus important groupe industriel hongrois.

Alors que la Hongrie est encore libre de toute occupation allemande, un très puissant groupe industriel juif collabore à l’effort de guerre nazi.

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Roosevelt « rêve de paradis terrestres » pour les réfugiés juifs d’Allemagne. 1938-1941

Marc-André Charguéraud le 5 novembre, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Roosevelt
« rêve de paradis terrestres »
pour les réfugiés juifs d’Allemagne.

1938-1941

Sincérité, hypocrisie ou cynisme ?

 Avant le début de la Shoah les Anglos-Saxons sont conscients de la tragédie que vivent les Juifs dans le Reich. Pour ne pas avoir à les recevoir, ils se donneront « bonne conscience » en multipliant les projets d’accueil irréalisables.

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La « main tendue » des protestants français. 1940-1942

Marc-André Charguéraud le 7 octobre, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

La « main tendue »
des protestants français.

1940-1942

l’Eglise Réformée de France  est intervenue et a condamné les persécutions dont les Juifs furent les victimes.

 

Bien que toujours insuffisant, le soutien aux Juifs de France de l’Eglise protestante de France prend une dimension exemplaire lorsque l’on sait que sur une population française de 42 millions d’individus, les protestants ne sont que 600 000. Au moment de la guerre, comme les Juifs, les protestants constituent une petite communauté qui reste difficilement acceptée dans une population dominée par le catholicisme romain. Elle vit socialement repliée sur elle-même. Les protestants partagent avec les Juifs une exclusion relative qui les rapproche. L’oppression dont les protestants ont été l’objet dans un passé pas si lointain est restée très vive dans leur mémoire, particulièrement en province.
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Triple paradoxe français. 1920-1944

Marc-André Charguéraud le 2 septembre, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Triple paradoxe français.

1920-1944

Philosémites, marxistes et pacifistes
devenus
antisémites, pronazis et guerriers.

Un article qui met en exergue des crimes politiques surprenants.

Pendant l’occupation allemande, Marcel Déat et Jacques Doriot sont les inspirateurs et les chefs des deux importants partis néonazis français. Le premier à la tête du Rassemblement National Populaire (RNP) et le second du Parti Populaire Français (PPF).
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Raymond Raoul Lambert « un lâche et un traître ! » 1941-1943

Marc-André Charguéraud le 1 juillet, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Raymond Raoul Lambert
« un lâche et un traître ! »

1941-1943

Le patron de l’UGIF-Sud
vilipendé par des contemporains et des historiens.

Un article qui tente de rééquilibrer la controverse qui règne au sujet du rôle de Raymond Lambert en tant que président de l’UGIF-Sud.

 

Pendant l’occupation, les organisations juives de gauche condamnent unanimement l’Union Générale des Israélites de France (UGIF) dont les présidents sont en zone Nord – André Baur –, et en zone Sud, – Raymond-Raoul Lambert –. Pour les socialistes du Bund, la réponse à l’UGIF: « C’est non ! Mille fois non….que les bourreaux fassent eux-mêmes leur travail ».[1] La condamnation des Juifs communistes est simple et directe. L’UGIF est « une communauté imposée par l’ennemi qui doit être combattue ».[2]

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L’archevêque Stepinac et le génocide en Croatie. 1941-1942

Marc-André Charguéraud le 3 juin, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

L’archevêque Stepinac
et le génocide
en Croatie.

1941-1942

Un « bienheureux » pour Rome,
un complice du massacre pour les Serbes orthodoxes.

Avant le début de la Shoah un dictateur catholique pratiquant exécute des centaines de milliers d’orthodoxes et des dizaines de milliers de Juifs. L’archevêque et le Vatican laissent faire.

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Les détenus des camps de concentration sans protection de la Croix Rouge

Marc-André Charguéraud le 1 mai, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Les détenus des camps de concentration
sans protection
de la Croix Rouge.

1921-1945

Pendant les vingt années précédant la guerre, les occidentaux refusèrent d’approuver les protections proposées par la Croix-Rouge.

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Deux hommes sauvent 2 200 Juifs – 1939-1940

Marc-André Charguéraud le 2 avril, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Deux hommes sauvent
2 200 Juifs
polonais
d’une mort certaine.

1939 1940

Consul_Chiune_Sugihara

le Consul du Japon
en Lituanie
Chiune Sugihara

La Shoah n’a pas encore commencée mais les Juifs polonais emprisonnés dans les ghettos savent que leurs jours sont comptés.
Ils sont peu nombreux ceux qui alors se portent à leur secours.
Le cas qui suit est exemplaire.

 

L’un devient légendaire, l’autre est oublié.

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Les « silences » de l’Eglise suédoise. 1933-1944

Marc-André Charguéraud le 5 février, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Les « silences »
de l’église suédoise.

1933 1944

L’Eglise protestante suédoise s’est refusée à intervenir en faveur des Juifs alors qu’elle avait connaissance des massacres et que la Suède n’était pas menacée par le Reich. Un aspect de l’histoire souvent ignoré.

La politique suivie par l’Eglise luthérienne suédoise qui regroupe 95% des Suédois se résume dans une déclaration de son chef l’archevêque Erking Eiden.[1] Le 16 décembre 1942, le leader œcuménique protestant anglais William Paton lui demande d’appeler le peuple allemand à protester contre la persécution des Juifs.[2] Eiden refuse. Il répond : « en ce qui concerne les pays neutres comme la Suisse et la Suède, je crois qu’il vaut mieux que nos voix soient conservées pour être utilisées plus tard, lorsque la guerre arrivera à son terme. Je puis vous assurer que ma prise de position n’est pas dictée par la lâcheté, mais par un désir honnête d’être un instrument de réconciliation et de bonne volonté ». [3]
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L’Eglise confessante allemande. 1933-1945

Marc-André Charguéraud le 6 janvier, 2015

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

L’Eglise confessante allemande.

1933 1945

Elle n’a dénoncé que tardivement
et avec
manque de conviction
la persécution des Juifs.
Protestant Churches

Il ne faut jamais oublier que la majorité des allemands étaient de confession protestante. Ils ont soutenu massivement la prise de pouvoir et la montée en puissance d’Hitler.

A l’appel du pasteur Martin Niemöller, 6000 pasteurs allemands, un tiers des ecclésiastiques en exercice, rejoignent en septembre 1933 l’Eglise confessante.[1] Presque tous ont voté pour Hitler aux élections décisives de 1932.[2] Pasteurs et théologiens en tête, l’Eglise de Prusse, la plus importante en Allemagne, était prête « à participer avec joie au renouveau national et moral du peuple (sous la conduite des nazis) ».[3]

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Les Français exemplaires dans le sauvetage des enfants juifs.

webmaster Sefarad.org le 10 décembre, 2014

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Les Français exemplaires dans le sauvetage des enfants juifs.

1941 1945

Paradoxe, alors que 3000 enfants juifs ont été envoyés à la mort à la suite de la rafle criminelle du Vel d’hiv, comment peut-on affirmer que la France a été exemplaire dans le sauvetage des enfants juifs ?

 VelD_Hiv

La France laisse les autres pays très loin derrière elle.

La France, « un pays exemplaire dans le sauvetage des enfants juifs », n’est-ce pas une affirmation paradoxale et provocante ? La rafle du Vél d’Hiv à Paris, les 16 et 17 juillet 1942, au cours de laquelle 4 000 enfants sont arrêtés par la police de Vichy et plus de 3 000 sont partis vers les camps d’extermination, nous rappelle les errements inexcusables du pays. Peut-on passer sous silence le crime du gouvernement français qui, pendant l’été 1942, déporte d’un territoire non occupé par les Allemands 500 enfants juifs vers la mort ? Certes non, mais les statistiques sont là et elles classent l’infamie. Malgré ses comportements odieux, la France se place de loin au premier rang des sauveteurs. Qu’on en juge !
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L’Amérique neutre refuse les réfugiés juifs.

webmaster Sefarad.org le 5 novembre, 2014

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

L’Amérique neutre refuse
les réfugiés juifs.

1940 1941

Pour les Alliés en guerre : tous les moyens disponibles devait être consacrés à la victoire, le sauvetage des Juifs passait après. On oublie trop facilement que l’Amérique neutre jusqu’en 1941 n’avait pas cette excuse pour refuser l’accueil des Juifs d’Europe condamnés à la mort..

Pendant les premiers mois de 1940, une série d’éditoriaux prophétiques tirent le signal d’alarme. En mars 1940, dans le magazine Friends of Sion, Elias Newman presse ce qui va arriver. Il écrit : « Après la dernière guerre mondiale, trois millions de Juifs se sont retrouvés mendiants; avant que cette guerre ne se termine, sept millions seront des cadavres ». Nahum Goldmann, président du Comité exécutif du Congrès Juif Mondial, dans un article de juin 1940, prédit que « si la situation continue, la moitié des 2 000 000 de Juifs de Pologne seront exterminés dans l’année qui vient ».[1]
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Devait-on bombarder Auschwitz ? 1944

Marc-André Charguéraud le 2 octobre, 2014

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Devait-on bombarder Auschwitz ?

1944

Auschwitz lors du bombardement le 13 septembre 1944


Désaccords entre historiens.

Les Alliés refusent tout bombardement. Ils s’en tiennent à l’application d’une politique confirmée une fois de plus en février 1944 : « Il n’est pas envisagé que des unités des forces armées soient utilisées pour le sauvetage de victimes de l’oppression ennemie, sauf si de telles opérations de sauvetage sont le résultat d’opérations militaires dont l’objectif est la défaite des forces armées ennemies ».[1]

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Ces survivants de la Shoah dont personne ne veut. 1945-1948

Marc-André Charguéraud le 3 septembre, 2014

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

Ces survivants de la Shoah
dont personne ne veut.

1945-1948

Image illustrative de l'article Exodus 1947

L’Exodus 1947. Son nom hébreu figure sur la coque (Yetzi’at Eiropa Tashaz)


Les pays victorieux restent antisémites
et refusent d’ouvrir leurs portes
aux survivants juifs.

 

Pendant les trois années qui ont suivi la victoire, seuls 12 000 survivants juifs ont été admis aux Etats-Unis, 3 000 en Grande Bretagne et pratiquement aucun au Canada.[1] Ces chiffres sont ridiculement faibles, face aux 250 000 Personnes Déplacées juives (DP) qui croupissent dans des camps de fortune en Allemagne, la terre de leurs tortionnaires.[2] S’y ajoutent les centaines de milliers de rescapés juifs des pays de l’Est, persécutés, victimes de pogroms et plongés dans la misère la plus abjecte. La plupart n’a qu’un rêve, fuir le plus loin et le plus vite possible.

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L’ Aliya n’était pas pour les Juifs américains. 1948-1952

webmaster Sefarad.org le 2 juillet, 2014

Marc André Chargeraud

Marc André Chargeraud

L’ Aliya n’était pas pour
les Juifs américains

1948-1952
Aliya

un sujet d’une réalité délicate
qui n’a pas souvent été présenté.

Malgré les appels de Ben Gourion, peu de sionistes américains iront en Israël rejoindre les survivants de la Shoah.

Trois ans et demi après la création de l’Etat d’Israël, Ben Gourion, son président, est amèrement déçu. Il écrit le 24 septembre 1951 à Bernard Rosenblatt, un vétéran du sionisme : « J’ai mentionné dans mes déclarations aux dirigeants du sionisme américain ma déception que pas même cinquante d’entre eux n’aient émigré en Israël depuis que l’Etat a été créé ».[1] Un chiffre insignifiant pour les Etats-Unis, un pays où vivent 5 600 000 Juifs, la plus grande communauté juive du monde.[2]
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