MESSIANISME ET FAUX MESSIES.

Léon Alhadeff

Il faut remonter à une époque reculée dans l'Ancien Testament pour situer la première notion de messie. Etymologiquement, le mot hébreu "mashiah " signifie littéralement "oint ". A l'origine, d'après le Lévitique, la prêtrise était consacrée par l'onction qui symbolisait une sélection du futur prêtre sous autorité divine.

Plus tard, le rite symbolique est transmis à l'intronisation des rois, pour les investir d'une consécration divine, ce qui perpétua la notion prestigieuse de "meleh ha-mashiah ", le roi-oint, qui doit résider au destin du peuple désigné par Dieu pour propager un ordre moral pour toute l'humanité ; la dynastie devra veiller à la poursuite de cette mission jusqu'à la fin des temps.

Cette première phase du messianisme se trouve contre-carrée par plusieurs boulever-sement au cours de l'époque des rois. D'abord la sécession du jeune état hébreu en deux royaumes distincts après la mort de Salomon ; ensuite, la chute du royaume d'Israël en 718 AEC et celle du royaume de Judà en 586 AEC.

Ceci entraîne un changement dans le rôle du messie ; désormais, il est appelé à rassembler le peuple en grande partie dispersé en esclavage en dehors de son territoire national dans ce qu'on commence à dénommer la diaspora (du grec signifiant dispersion), et libérer le pays du joug de l'ennemi.

Bien que le mouvement insurrectionnel contre la domination romaine, soutenu par une vigoureuse campagne messianique de désobéissance à l'oppresseur, fut étouffé dans le sang et le deuxième Temple détruit, des velléités de rébellion couvent sous les cendres sans désemparer, et éclatent en 132 sous l'empereur Hadrien par un nouveau soulèvement conduit par Simon Bar-Kohvà, que le célèbre rabbi Akivà investit de la dignité de messie.

Cette fois-ci c'est le glas sur le rêve messianique, qui ne se manifestera plus, pendant plusieurs siècles, que dans les prières et autres rites à caractère religieux. Le peuple décimé a désormais le sentiment que Dieu l'a condamné à subir de nouveaux avatars en expiation d'innom-brables péchés et déviations au cours des derniers siècles. Restant entre parenthèses en Israël, l'espoir dans l'avènement du messie ne se réveillera que bien plus tard en diaspora.

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C'est la consolidation du statut diasporique et la perte de tout espoir de Rédemption d'une souveraineté juive par d'autres moyens qui font resurgir de nouvelles aspirations messianiques au début du Moyen-âge au sein de quelques communautés orga-nisées.

Il s'agit d'abord d'initiatives sporadiques sans lendemain de personnages farfelus, demeurés pour la plupart anonymes et souvent dépourvus de la moindre notion du mouvement qu'ils proclament vouloir conduire, qui manifestent leur intention de diriger les Juifs dispersés vers la terre promise. Symptomatique l'histoire d'un individu qui, en Crète en 488, proclama qu'il était Moïse et promit à ses coreligionnaires dans l'île de les conduire en Israël par mer et sans navire. Ayant fixé une date pour ce miracle, il donna d'ordre à sa suit de sauter en mer ; faute de pouvoir nager, la plupart se noyèrent.

De nombreux cas similaires sont rapportés par les annales en Perse et en Espagne musulmane entre le 8e et 9e siècles, mais sans la moindre consistance de mouvement organisé et durable. Un rare personnage histori-quement identifié est Yitshak Abou-Isà à Ispahan en Perse, sous le règne du calife Abd-el-Malik à la fin du 7e siècle. Se proclamant prophète et messager du messie, et appuyé par un grand nombre d'adeptes, il conduisit une révolte pour renverser le calife. La rébellion fut vite maîtrisée et son meneur tué.

Les mouvements messianiques sont de plus en plus nombreux et percutants à partir du 11e siècle, au fur et à mesure que les manifestations d'antisémitisme s'accentuent dans les pays de la chrétienté par des persécutions physiques, des spoliations et des expulsions. Parmi les plus retentissant relatés par les annales ; ceux de :

David Alroy au Kurdistan au milieu du 12e siècle. Primitivement nommé Ménahem, il se renomma David en se proclamant messie, puisque telle devait être l'ascendance du messager choisi par Dieu. Abraham Abulafia de Saragossa en Espagne vers la fin du 13e siècle. Erudit dont la renommée s'étendit sur toute l'Europe, il mena longtemps campagne en visitant de nombreuses villes pour annoncer l'avènement de l'ère messianique. En 1280 il se rendit à Rome dans le but d'intercéder auprès du pape Nicolas III et l'amener à soulager le sort des Juifs un peu partout en Europe. A on arrivée, et contrairement à son espérance, il fût arrêté par les sbires du pape et condamné à être brûlé au bûcher ; Mais la sentence ne fut pas exécutée, le pape étant mort entre-temps. Au début du 16e siècle, deux personnages picaresques entrent en scène et se rencontrent dans des conditions aventureuses fortuites. Un certain Diego Pires (1500-1532), fils de marranes au Portugal, catholique pratiquant, ac-quiert un rôle éminent à la direction d'une haute cour de justice. Ayant rencontré à Lisbonne un aventurier juif venant d'Arabie, nommé David Réuben, il est sous son influence, possédé de visions mystiques, et se convertit au judaïsme, en se nommant Salomon Molcho. Passionnément envoûté par ses rites ésotériques, il se transfère à Salonique, siège d'une célèbre Académie de cabalistes, pour prêcher l'avènement du messie. Après un bref séjour à Safed (Israël) il se rend à Rome pour solliciter la protection du pape Clément VII contre la menace de l'Inquisition, dont il est recherché pour être jugé et condamné comme relaps. Contre toute expectative, il est bien reçu par le souverain pontife, et pris au sérieux pour avoir prédit deux catastrophes naturelles qui se mani-festèrent : une inondation à Rome en 1530 et un tremblement de terre au Portugal un an après, ce qui lui fait acquérir la réputation de visionnaire et précurseur du messie. Sa renommée s'étant répandue dans de nombreuses villes, il est rejoint à Rome par Réubeni. De là, les deux compères se rendent à Regensburg en Allemagne, pour intercéder auprès de l'empereur Charles V et obtenir son soutien pour la formation d'une armée pour la libération de la Palestine alors sous l'empire ottoman. Sans hésiter, le souverain les fait arrêter et emprisonner, pour être ensuite livré à l'Inquisition à Mantova en Italie. Là, Molcho, sommé de revenir au christianisme, refuse, et est brûlé au bûcher ; quant à Réubeni, après avoir longtemps croupi en prison, il meurt, probablement empoisonné.

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Dans toute l'histoire du messianisme en diaspora, la palme des faux messies revient, sans aucune comparaison, à la saga picaresque de Sabbetaï Tsvi, natif de Smyrne en Turquie.

S'étant dès l'âge de raison consacré à Dieu, c'est à dire à la connaissance approfondie de la Torah, du Talmud et surtout des dérivations ésotériques, il découvre que, selon le calendrier hébreu, il est né le jour même de la destruction du deuxième Temple, c'est à dire le 9 av. Coïncidence troublante et révélation exaltante d'après les cabalistes, le messie tant attendu sera né le 9 av.

Depuis cette révélation, Sabbétaï s'enfonce dans la méditation, consacrant tout son temps à l'étude d'une abondante littérature cabalistique, à la recherche de nouveau indices soutenant celle qu'il croit être sa seule vocation : le retour du peuple juif à sa terre ancestrale sous son égide. Vainement son père veut le persuader de prendre épouse,et de choisir parmi les jeunes filles les plus belles et plus fortunées de la communauté ; obstinément, il répète : seule la Torah sera mon épouse ".

La rumeur se répand vite parmi la juiverie de Smyrne et des autres villes de Turquie sur les propos et les allusions de Sabbéaï autour de ses rêves messianiques, ce qui amène le conseil rabbinique à l'interroger ; à toutes les ques-tions qui lui sont posées, il répond par les mêmes mots sibyllins : " c'est un mystère divin dont je garde seul la connaissance ".

Inspiré par la Cabale, prédisant que 5408, (du calendrier juif) année correspondant à 1648 du calendrier grégorien, serait l'année de la délivrance, il se proclame messie à l'âge de 22 ans. Devant ce danger qui risque de saper à ses fondations l'autorité du rabbinat dans toute la diaspora, le Beth-din (tribunal rabbinique) prononce solen-nellement son excommunication et son expulsion de la ville de Smyrne avec l'approbation des autorités civiles.

Shabbetaï se réfugie Salonique, où il est accueilli triomphalement aussi bien par le célèbre cercle de cabalistes que par une large partie de la population juive constituant à l'époque la communauté séférade la plus importante. Du reste, entre-temps, sa réputation fait tache d'huile dans toute l'Europe, en Afrique du Nord et au Proche-Orient, à tel point que nombreux sont ceux qui, partout, sont persuadés qu'il est le messie invoqué et annoncé depuis la destruction du deuxième Temple. Le retour à la terre des ancêtres est désormais devenu une certitude de réalisation toute proche, et un peu partout des familles entières se préparent à liquider leurs biens en vue du grand rassemblement à sa suite.

Dans chaque communiqué, surtout aux Balkans, en Egypte et au Proche Orient, nombreux sont les adeptes qui mènent campagne pour entraîner les masses populaires à renforcer le mouvement qu'accentue un puissant soutien financier. Parmi les grands ténors, un jeune exalté palestinien - Natan de Gaza - parcourt les principales villes de l'Est méditerranéen pour inciter le plus grand monde à affluer en Israël et préparer le grand jour de l'entrée de Sabbétaï à Jérusalem.

A son arrivée à l'automne 1665, les rabbins après une nouvelle excommunication, le font expulser de Palestine par les autorités turques. De retour à Smyrne, au milieu d'une foule délirante, que la police a du mal à contenir. Natan annonce solennellement que Sabbetaï se rendra incessamment à Constantinople pour y détrôner le sultan et libérer la Palestine.

Entre-temps, le mouvement s'est répandu sur toutes les grandes villes d'Europe. De Venise, Amsterdam, Hambourg, Londres, Rome etc. affluent en Turquie des délégués de plus en plus nombreux pour participer au grand événement.

A l'approche du temps prophétique tant attendu, le 6 février 1666, Sabbétaï et une nombreuse suite de fidèles, à bord d'un bateau affrété pour la circonstance, entre en mer de Marmara. Bien avant d'atteindre Constantinople, le bateau est arraisonné par les autorités portuaires. Sabbetaï est aussitôt arrêté et immédiatement jeté en prison.

La nouvelle fit l'effet d'un glas. La consternation succéda brutalement à l'enthousiasme qui avait atteint son paroxysme parmi une grande partie de la population. Le sultan, une fois rassuré contre tout atteinte à son autorité, montra sa magnanimité en donnant une tournure mélodramatique à toute l'histoire. Ayant fait sortir Sabbétaï de sa prison peu après, il le fit enfermer au château d'Abydos surplombant la rive asiatique du Détroit des Dardanelles, où il fut installé dans des conditions de confort et de luxe digne d'un prince royal, lui laissant en plus le loisir d'y recevoir tous ceux de ses adeptes qui demeuraient encore envoûté par son aventure.

Mais ce ne fut qu'une transition apte à apaiser les esprits. Peu après, Sabbetaï est porté devant le sultan qui, sous la menace de la torture, lui fait accepter la conversion à l'islam. Aussitôt apaisé, il lui impose un nouveau nom de circonstance - Mehmet effendi - en conformité à sa nouvelle foi, en le nommant son portier personnel et lui assurant une rente généreuse.

Cette magnanimité n'est pas de longue durée. Finalement tombé en disgrâce, Sabbétaï est transféré à Constantinople sous forte surveillance et, peu après, déporté à Dulcigno, petite ville d'Albanie, où, d'après la rumeur populaire, il finit par mourir, dans l'oubli et l'isolement, le jour de Kipour en 1676, à l'âge de cinquante ans.

La mort du faux messie ne mit pas fin à sa légende. Nombreux furent ceux de ses adeptes qui persévérèrent à perpétuer son aura messianique, en dépit de son apostasie humiliante, en le suivant dans la même voie, ce qui leur valut l'appellation de dönmé (convertis). Bannis par le rabbinat comme "meshummadim " (rené-gats) et rigoureusement interdits de tout contact avec la communauté, ils se constituèrent en secte, demeurant toujours méprisés aussi bien par les musulmans que par leurs anciens coreligionnaires. Eparpillés en Turquie et dans les Balkans, ils se sont graduellement assimilés à leur entourage autochtone et ont quasiment fini par disparaître.

Une branche ayant persisté à Salonique se réorganisa et donna naissance à un mouvement messianique en Pologne, sous l'impulsion d'un aventurier nommé Jacob Frank (alias Leibowicz). Bien qu'analphabète, il put, par ses contacts suivis avec des dönmés au cours de ses voyages aux Balkans, se familiariser avec les idées farfelues qui alimentèrent la campagne sabbatéenne et attirer les masses populaires ignorantes. En très peu de temps, de bouche à oreille, il acquit la réputation de visionnaire ; on répandit même le bruit qu'il était la réincarnation de Sabbétaï

En 1751, Jacob Frank se proclama messie en Pologne parmi un nombre important d'adeptes, pour la plupart analphabètes comme lui. En peu de temps, le mouvement dégénéra et amena le rabbinat à exclure tous les adhérents comme hérétiques. Malgré leurs mœurs dissolues et leur débauche souvent orgiaque, les " Frankistes " furent protégés par le clergé catholique, qui trouva dans ce mouvement une occasion propice de convertir tous les adeptes. A cet effet, Jacob Frank fit un pas décisif en se faisant lui-même baptiser sous le parrainage du roi Auguste III et en engageant ses adeptes à faire de même.

Forts du soutien clérical, les Frankistes pouvaient désormais manifester ouvertement hostilité envers la communauté juive. Ils allaient jusqu'à défier les rabbins à des débats publics, en déclarant publiquement le Talmud comme blasphématoire à l'égard du christianisme. Parmi de nombreux sujets de diffamation, ils remettaient en question les calomnies de meurtre rituel, bien que souvent démenties par des prélats catholiques, et la fable de l'emploi de sang chrétien dans la préparation du pain azyme pour les Pâques juives.

Cependant, en dépit de son soutien initial, le clergé catholique ne put s'empêcher de condamner à son tour les mœurs scandaleuses des Frankistes, ce qui amena l'Inquisition à faire emprisonner Jacob Frank dans la forteresse de Czestochova en 1760. Après sa mort en 1791, sa secte, entraînée par la dépravation et privée de dirigeants crédibles, était désormais vouée à la dispersion, d'autant plus que les descendants des premiers adeptes, même ceux qui n'avaient pas abjuré le judaïsme, disparaissaient dans l'assimilation à la population catholique.

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Après de nombreux siècles pendant lesquels le judaïsme dut, dans une large mesure, sa survivance à l'espoir messianique, l'épilogue humiliant de l'aventure de Sabbataï Tsvi en Turquie, et surtout l'issue grotesque de celle de Jacob Frank en Europe Centrale, donnèrent lieu à une atmosphère d'amertume et de profond désenchantement parmi toutes les communautés juives d'Europe et du Proche-Orient. Parallèlement, on peut croire que ces deux événements dramatiques ont contribué à un réveil et à une prise de conscience, justement au moment où on voyait pointer à l'horizon un vague espoir d'émancipation du peuple juif parmi son entourage chrétien ou musulman.

Au mouvement de libéralisme développé au cours du 18e siècle par les idées des grands philosophes, et ayant explosé par la Révolution Française de 1789, fait écho d'un souffle de démocratie dans les empires centraux, qui ouvre la voie l'abolition des ghettos et des discriminations antisémites.

A la faveur de cette métamorphose - lente mais irréversible le mouvement paral-lèle qui se manifeste dans les milieux intellectuels juifs d'Europe Centrale secoue la carcasse des vieilles idées rétrogrades. Si le messianisme demeure vivant dans les esprits, ce n'est plus celui accroché à des légendes et des miracles qui entretenait tous les espoirs ; c'est un messianisme sécularisé qui devra aboutir par l'action de l'homme et non plus par une intervention divine.

Déjà dès le 12e siècle, les idées de Maïmonide en Espagne marquèrent une brèche pour un judaïsme ouvert aux réalités du temps que l'on vit. Ainsi, les intellectuels à la tête de la Hashkalà, rappelaient oppor-tunément que, pour lui, au dernier chapitre de son Michné Torà, l'ère messianique ne sera autre chose que la restauration de la souveraineté juive sur la terre ancestrale, quelles qu'en soient les circonstances.

En fait, ce principe a trouvé son actualisation avec la naissance du sionisme au cours du 19e siècle. Cependant, alors que la Hashkalà que l'émancipation du peuple juif, rien dans son action ne touchait la perspective d'une revendication territoriale na-tionale.

Ce n'est que la recrudescence de l'antisémitisme en Europe de l'Est, et surtout des pogroms dans l'empire des tsars, qui suscitèrent une volonté de réagir, non plus par des lamentations, mais enfin par la manifestation d'une volonté de retour à la terre promise. Un premier pas intervenait par la création d'une organisation dénommée Hovévé Zion, qui mena aussitôt campagne pour l'engagement de volontaires à se rendre en Palestine pour la création de colonies agricoles sur des terres vouées à l'abandon et à la désolation depuis des siècles. Ce fut le coup d'envoi qui incita Théodor Herzl, outré par la vague violente d'antisémitisme qui secouait la France à l'occasion de l'Affaire Dreyfus, à fonder le sionisme politique sous l'encou-ragement de nombreux chefs d'état qui l'accueillirent avec bienveillance et une large compréhension. Ainsi germait en Europe l'idée de la création d'un foyer national pour servir de refuge à tous les Juifs désirant échapper enfin aux affres de l'antisémitisme.

Alors que ce projet grandiose avait des échos favorables dans les milieux politiques européens et suscitait un renouveau d'espoir et l'enthousiasme dans les com-munautés juives partout, c'est, paradoxalement, parmi le rabbinat orthodoxe que surgit l'opposition la plus farouche, lorsque Théodor Herzl diffusa ses idées par un pamphlet intitulé "l'état juif ".

Dans ce milieu ulra-conservateur, la seule idée de restaurer une souveraineté juive sans l'arrivée du messie était traitée de véritable sacrilège.

Cette hostilité a persisté même après la proclamation de l'état d'Israël en 1948. Réunis dans un groupement dénommé " Neturé Kartà " dans le quartier Méa Chéarim de Jérusalem, ces rabbins intégristes persistent à ne pas reconnaître l'état d'Israël, tout en interdisant à leurs disciples de servir dans l'armée nationale.

En dépit de la réalité israélienne, qui s'est consolidée au cours d'un demi-siècle, le rêve messianique d'intervention divine reste vivant parmi les Juifs intégristes. Et on a vu encore en 1994 des adeptes d'un mouvement hassidique proclamer l'avènement du messie en la personne du rabbin qui le présidait à New York. A leur grande déception, il mourut peu après sans avoir matérialisé le rôle qu'on lui avait attribué.

Léon Alhadeff

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