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Micheline Weinstock

Célébrations dans la tourmente. La résistance spirituelle dans les ghettos et les camps de concentrations

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Célébrations dans la tourmente. La résistance spirituelle dans les ghettos et les camps de concentrations.Témoignages traduit du yiddish et annoté par Ephraïm Rozen et Judith Aronowicz, Editions Verdier
 
       Dans son avant-propos Benny Lévy s'étend sur la démarche de cette édition, « le mal n'est pas absolu, la vie peut ignorer la mort (… ) Gai savoir, désir d'être, monde de l'esprit - culture - ici : des cendres".  Si l'intégrité des justes est le guide, la perversion des gens sans foi est la ruine. Un petit livre qui s'adresse aux enfants, petits-enfants... Ecouter et entendre la démarche de leurs grands-parents, confrontés au danger, au vide et à la détresse pendant la Deuxième Guerre Mondiale. De nombreux exemples de créativité pour s’efforcer de conserver dignité et solidarité dans les cendres.
 
        Le Docteur Léo Baeck  évoque dans ces souvenirs les réunions à Theresienstadt, la nuit à la lueur d'une bougie, l'étude de la Torah donnait permettait de supporter les souffrances. Mordekhaï Szklarczyk, Hillel Seidman, Isaïe Trunk évoquent  la même démarche secrète : prier pour survivre dans le ghetto de Cracovie, de Varsovie ou de Lodz.
 
        L'héroïsme et l'inventivité pour célébrer les fêtes, entonner un chant hassidique à Maidanek pour Chavouoth, manger du hamets à Pessah et tenter de ainsi de garder le peu de forces qui leur restait.
 
        Joseph Weiss relate encore la manifestation de résistance des enfants à Auschwitz-Birkenau, ils étaient obligés de cueillir des pommes à Kippour. Avec sadisme  l'officier SS  leur proposait de se régaler. Personne n'a goûté aux pommes, tous ont jeûné.
 
         A Obernik, les nazis versaient du pétrole dans un encrier pour éclairer la baraque, Rabbi Yekel Yokolowtsch, tout en sachant qu'il n'était pas correct d'allumer les lumières de Hanoucca avec du pétrole, s’en était servi pour rappeler cette fête. Neftali Zylberberg raconte comment même les Juifs les plus éloignés du judaïsme ont entamé à voix basse Maoz tsour.
 
            "Le chant du faible à l'âme ferme comme le roc", comme l'évoque M. Prager,  illustre le courage, seul réconfort dans ces ténèbres. 
 
             C'est la leçon de survie que ce recueil propose à la jeune génération.
 
                                                 Micheline Weinstock

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