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Micheline Weinstock

Esther Starobinski-Safran, Contes de Bratslav Rabbi Nahman, Yotam Ottolenghi, Sami Tamimi Jérusalem Hachette cuisine

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Esther Starobinski-Safran
Essais de philosophie juive, Albin Michel

 
Ce recueil est composé d’une série d’articles étudiants des philosophes juifs et des pensées juives. Deux sujets proches mais qui nécessairement doivent s’interpeller dans un dialogue afin d’évitter des confrontations brutales pouvant aboutir à des ruptures.
La richesse de cet ouvrage réside dans la mise en relation de certaines discordances apparentes qui sont en réalités des quêtes communes exprimés différemment.
Martin Buber et Ernst Bloch sont confrotés à Platon dans leur conception de l’utopie juive. Franz Rosenzweig affine sa pensée si proche de Juda Halévi en le traduisan. Au-delà de l’expression « excentrique et provocateur », Hannah Arendt  montre en 1942 l’aspect prémonitoire de l’Affaire Dreyfus.
Si la pensée de Spinoza apparait comme profondément novatrice l’auteur démontre son enracinement dans des traditions aux nombreuses ramifications.
Les exposée sont d’une grande clareté pédagogique ; Ils nous renvoyent à une compréhension ancrée dans le présent, entendre le message et le rendre compréhensible aujourd’hui, comme l’éloge de l’humeur pacifique chez Philon d’Alexandrie, qui comporte déjà un avertissement contre le pacifisme aveugle qui a marqué le XX siècle.
 
 
 

Contes de Bratslav Rabbi Nahman
Edition Avant-propos Matanel Foundation

 

Traduit de l’hébreu par Laurent Cohen
Rabbi Nahman de Bratslav est né au milieu du dix-huitième siècle dans les régions de Podolie. Il est un arrière-petit-fils du Besht.
Son œuvre s’ancre dans le hassidisme naissant, une nouvelle interprétation de la kabbala . En novateur, il tente  de révéler le sens profond du Talmud, des parcelles de D… perceptibles chez chacun de nous, une sorte de vision cosmique d’une d’allégorie du monde. Rabbi Nahman s’adresse à un large public qu’il invite à retrouver ces éclats de la divinité à travers la danse, le chant. Cette vision va dédouaner l’art et permettre à la littérure et au théâtre yiddish de prendre pleinement leur essor. Les contes rassemblés dans ce volume, témoignent de cette cherinah et du tikhoun.
Le traducteur, Laurent Cohen tente un parallèle entre Rabbi Nahman et Franz Kafka, tous sont emportés par la tuberculose et morts jeunes, le premier à trente-huit ans, le second à quarente et un ans. Tous deux ont exigés que l’on brûle leurs écrits. Leurs textes sont des paraboles, des vérités poétiques transmissibles , chaque symbole peut être polyvalente. Rabbi Nahman avait déclaré que « le Messie finira bien par arriver, mais ce sera par mégarde », Kafka lui estime que «le Messie ne viendra pas le dernier jour, mais le jour après »…
Tous deux inscrivent leurs écrits dans le symbolique touchant ainsi à l’universel et vécu dans l’imédiateté. Rabbi Nahman rédigeait son enseignement sous forme de contes, afin de stimuler l’imaginaire de ses disciples d’en rechercher le sens , chaque sens en dévoilait un autre une recherche infinie pour mieux transmettre
Cette traduction est réalisée à partir du texte hébreu paru dans la version biligue, yiddish hébreu des CONTES DE BRATSLAV de 1815.
 
 
 

Yotam Ottolenghi, Sami Tamimi
Jérusalem Hachette cuisine

 
Ce qui a d’emblée rendu les deux auteurs complices, c’est un plat qui leur venait de l’enfance, le couscous à la tomate et à l’oignon. Pour Sami, il était préparé par sa mère, ils vivaient dans la partie musulmane de Jésusalem, pour Yotam le plat était similaire, il vivait dans la partie juive il  était confectionné par son père. Son arrière-grand-oncle avait été amiral dans la marine coloniale italienne qui occupa la Lybie en 1911. Cette anecdote résume à elle seule l’intégration de l’intime dans les traditions culinaires de Jérusalem.
L’ouvrage se propose de visiter toutes ces histoires personnelles qui composent  aujourd’hui cette cuisine des plus variées.
On y trouve, les traditions des moines grecs et des prêtres russes orthodoxes, des juifs de Pologne, de Tunisie, de Lybie, du Yémen, d’Argentine ….De ceux présents depuis des générations, de ceux ariviés récemment. Mais aussi des musulmans palestiniens, des arabes chrétiens, des arméniens….
Mais tous pour préparer une salade, utilisent, concombres et tomates !
Pour Sami et Yotam les saveurs de Jérusalem sont profondément ancrés dans leur inconscient, une sorte de langue maternelle et identitaire qui lie par delà toute les tensions.
La cuisine est peut-être un des domaines qui peut faire sauter les frontières et rassembler tous les Jérusalémites.
Les recettes sélectionnés dans ce magnifique ouvrage sont parfois des mets traditionnel, sans modifications, d’autres sont revus et d’autres encore vaguement inspirés.
A noter la réelle complicité des deux auteurs qui ne sont d’ailleurs pas dénués d’humour et d’auto-dérision lorsqu’ils évoquent le zaatar, ce mélange d’épices, un héritage palestinien tellement prisé par tous,
Mais dont la cueillette est actuellement interdite parceque la plante est en voie disparition… Encore une question épineuse dans les relations entre Arabes et Juifs.
Toutes les recettes sont adaptées à nos vies modernes, elles sont moins riches en calories et beaucoup plus rapides à préparer.
Nos expériences sont tout à fait concluentes, nous avons réaliser des plats sucrés et salés toujours avec le même succès.
Un exemple du travail réalisé, les biscuits salés d’Abadi. Ka’ach bilmalch, des biscuits en forme d’anneau extrêment populaire à Jérusalem.
La famille était originaire d’Alep, s’installe à Jérusalem en 1926 et ouvre une petite boulangerie près du Machne Yehuda. Un quart de siècle plus tard on agrandi la boutique mais les anneaux deviennent plus petits, plus faciles à manier. Cette recette est illustrative des origines identitaires culinaires, on en trouve des variantes dans le monde arabe et séfarde, l’ancien yichouf les appelle biskochos, cependant la recette d’Alep semble la plus saavoureuse.
En voici les ingrédients :
         500 g de farine ordinaire tamisée
         10 cl d’huile de tournesol
         100 g de beurre doux ramollli, en dés
         1 cuillère à café de levure sèche à action rapide
         1 cuillère à café de levure chimique
         1 cuillère à café de sucre
         1 ½ cuillère de sel
        ½ cuillère de cumin en poudre
         11/2 cuillère de graines de fenouil, grillées
         1 œuf battu
         2 cuillères à café de graines de sésame blanches et noires
 
Préchauffer le four à 200° ( th 6-7)  
Verser la farine dans un saladier et formez un puits au centre. Versz-y l’huile, le beurre, les levures, le sucre, le sel,les épices. Mélanger. Ajouter peu à peu 10 cl d’eau. Pétrir 2 à 3 min.
Formez de petites boules de 25 g environ, confectionner de longs boudins, de plus ou moins 12 cm de long. Fermez les anneaux. Disposer sur une plaque, badigeonner d’œuf battu, parsemer de graines de sésame. Laisser lever 30 min.
Enfourner 22 min.
S’accompagne de sauce à la tehina.
Un délice !!!  
Un ouvrage pour la jeune génération et aussi les moins jeunes, tous y trouveront ou retrouveront des saveurs familières. Les indications sont précises, les ingrédients facile à trouver, bref à la portée de tous.
Bon appétit.
 
 
Micheline Weinstock

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