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Samuel Schwarz, La découverte des Marranes, Chandeigne

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Samuel Schwarz, La découverte des Marranes, Chandeigne

 

Préfacé par l’ethnologue et historien Nathan Wachtel, spécialiste de la mémoire marrane, et précédée d’une introduction fouillée de Livia Parnes, voici que paraît enfin la traduction française de la recherche pionnière de Samuel Schwarz sur les Marranes du Portugal que cet ingénieur juif polonais avait découverts à Belmonte en 1917, ouvrage qu’il avait publié en langue portugaise en 1925 après huit ans d’observation sur le terrain.  On ignore pourquoi l’édition française de cet ouvrage - que l’auteur avait traduit lui-même en français – s’est fait attendre près d’un siècle, mais ne boudons pas notre plaisir. ..

Ces Crypto-Juifs, dispersés dans une trentaine de villages des régions de Beira et de Tras-os-Montes, sont les descendants des Juifs portugais qui avaient été convertis de force en 1497 sans avoir pu bénéficier, comme leurs coreligionnaires d’Espagne, de la possibilité de quitter leur pays.

Etant parvenu à gagner la confiance des grands-mères sur qui reposaient la transmission de leurs traditions clandestines, Schwarz nous rapporte leurs rites et pratiques secrets, leurs techniques de dissimulation centenaires de leur identité juive et leurs coutumes culinaires particulières, sans oublier leurs prières secrètes en langue originale ainsi qu’en traduction française  qui à elles seules constituent une annexe de près de 180 pages. Prières en portugais - parfois calquées sur la liturgie chrétienne - mais où subsiste comme rappel de leur identité perdue le nom hébreu de l’Eternel, Adonaï (c’est d’ailleurs la récitation par Schwarz de la profession de foi juive Chema Yisraël [« Ecoute Israël »], qui contient ce Nom, qui a convaincu l’aïeule marrane de Belmonte qu’il était juif lui aussi).

Comme l’étude de Schwarz remonte à 1925,  elle ne pouvait évidemment contenir de références aux nombreuses recherches relatives aux Marranes portugais de Belmonte ou d’ailleurs (Brésil, Nouveau  Mexique, Texas) publiées depuis lors en Israël et ailleurs. C’est le mérite de l’excellente introduction de Livia Parnes Livia de suppléer cette lacune. Signalons à ce propos que Mme Parnes a également enrichi le volume d’un apparat critique tout à fait remarquable.

 

Nathan WEINSTOCK

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