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Parachat Tsav. Chabbat hagadol, 12 Nissan 5773 - samedi 23 mars 2013

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בס''ד                                           
 
 
Grande est la mitzva
 
De nombreux arguments sont avancés pour justifier le pourquoi le chabbath précédant la célébration de la fête de pessah , porte le titre de ‘’chabbath ha gadol’’- ‘’grand chabbath’’ .
Pourquoi ce chabbath porte-t-il ce titre si éloquent par rapport à tous les chabbath de l’année hébraïque ?
 
L’explication répandue est de rappeler que c’est précisément en cette date du dix Nissan que les enfants d’Israël esclaves en Egypte, ont répondu à l’appel de l’Eternel par l’entremise de Moché Rabbenou, celui d’acquérir l’agneau pascal.
Il était à craindre que cette communauté du peuple d’Israël , plongée dans l’enfer concentrationnaire d’Egypte, enfermée dans l’état physique et mental de l’esclavage, ne soit à même de répondre à cette ordonnance de l’Eternel.
 
Quel courage leur a-t-il fallu pour oser se saisir de l’idole choyée des Egyptiens, la traîner jusqu’à leur demeure , au vu et au su de tous, la garder jusqu’au quatorze Nissan, l’immoler au grand jouer, la griller au feu , et la consommer le soir du seder en famille, sans en briser les os !
Ne fallait-il pas pour cela être téméraire et audacieux, ou encore habité par une profonde foi en l’Eternel ?
N’est-ce pas là une manifestation grandiose précisément de la foi inébranlable qui les animait, et de la haute protection divine dont ils bénéficiaient ?
 
Rappelons-nous ces paroles de la Thora : ‘’Partez , offrez des sacrifices à votre D… dans le pays’’ dit le Pharaon à Moché Rabbenou. Et Moïse répondit : ‘’Il n’est pas possible d’agir ainsi, car c’est l’aversion de mitzrayim que nous offrons à l’Eternel notre D… Pourrions-nous offrir à leurs yeux ce qui leur fait horreursans qu’ils nous lapident’’ (Ex. XXI – 21, 22).
Il a donc fallu l’intervention divine pour que les enfants d’Israël en Egypte échappent à un lynchage , ce jour de chabbath. D’où son titre ‘’chabbath hagadol’’.
 
D’aucuns attribuent cet adjectif de grandeur à toute personne qui fait montre de sa grande foi en l’Eternel envers et contre tout, qui domine ses penchants, pour réaliser le mode de vie prescrit par la Thora. Il s’inscrit ainsi dans cet esprit de la Thora qui nous recommande ‘’sour mera va assé tov’’- ‘’éloigne-toi du mal et fais le bien’’.
 
Le hamets , le pain levé, est le symbole des attraits que nous offre ce monde. Il représente notamment l’orgueil et la suffisance. Echapper à ses inclinaisons nécessite un grand effort ;
et ce chabbath tout particulièrement, nous nous arrachons au hamets, au pain levé. Nous nous apprêtons à supprimer le hamets par le feu, et à le mettre hors de notre vue pour ne laisser place qu’aux matzoth, c’est-à-dire qu’aux mitzvoth détachées de toutes scories.
C’est en ce chabbath que les enfants d’Israël sont invités individuellement et collectivement à la réalisation obligatoire de la mitzva de l’Eternel. Jusqu’alors l’obéissance aux mitzvoth de la Thora relevait de la volonté librement consentie de la personne. Ainsi, les patriarches même n’étaient pas assujettis à l’application pratique de la mitzva.
 
L’ordonnance de celle-ci n’apparaît de manière obligatoire qu’à l’occasion de l’agneau pascal ce chabbath. Or, nos Sages soutiennent : ‘’gadol ha metsouvé vé ossé mimé ché éno metsouvé vé ossé’’ –
 
‘’Est reconnu plus grand et méritant, l’homme qui se soumet à l’ordonnance de la Thora, que celui qui s’y conforme volontairement sans y être soumis de par la loi’’.
 
Et c’est pour cette raison là que ce chabbath porte le label de ‘’grand’’ , étant témoin de la grandeur des enfants d’Israël de par leur obéissance à la mitzva.
 
 
Le Grand Rabbin Chalom Benizri
 
 
La Haftara est Malachie 3

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