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Parachat Bemidbar, Chabbat 2 Sivan 5773, samedi 11 mai 2013

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La flamme

‘’Quand tu feras monter les lumières, c’est au devant de la face du candélabre, que les sept lumières éclaireront’’ (Nbres VIII – 2).

Cette parole de la Thora porte l’annonce d’un avenir éclatant de lumière, souligné par le dédoublement du mot ‘’neroth’’ dans ce verset.

Mais alors que la première orthographe du mot ’’neroth’’ est ponctuée de la voyelle ‘’holam hasser’’,soit le point suspendu en haut de la consonne, la seconde fois le mot ‘’neroth’’ apparaît chargé de la voyelle ‘’holam malé’’, soit la consonne vav  surmontée d’un point.

De manière imagée, la Thora attire notre attention sur le fait qu’initialement les lumières sont destinées à porter la flamme éclairante,et à ce stade cette flamme n’apparaît pas encore ; c’est seulement après, que la flamme représentée par le vav de par sa forme et sa longueur, brille de tout son éclat et s’élève vers le haut. C’est là l’image qui se dégage de cette différence d’orthographe, ce qui corrobore le commentaire de Rachi relatif à la répétition du mot ‘’neroth’’.

La Thora insiste auprès du Grand Prêtre afin qu’il prête attention lors de l’allumage et s’assure que la flamme monte d’elle-même de la mèche à laquelle elle est attachée, et que toutes les lumières convergent vers la lumière centrale.

Cet enseignement projeté à notre niveau, décrit la langueur qui nous berce pour éclairer notre vie d’une flamme portée vers le haut, dotée d’un développement grandissant des facultés déposées en nous par l’Eternel. C’est là le sens à donner à cette tradition qui consiste à lever le rouleau de la Thora, à l’ouvrir pour l’exposer à la vue de toute l’assemblée, et d’une voix commune retentit cette parole : ‘’Vé zoth ha Thora acher sam Moché lifné bbéné Israël’’ – Voici le Thora que Moché a déposée devant les enfants d’Israël’’. En d’autres termes, cette Thora est mise à la disposition de tout un chacun. Toute personne a le droit d’explorer les enseignements de la Thora. Il y a parmi cette assemblée des personnes qui tout naturellement viennent goûter à l’étude de la Thora ; d’autres ne sont pas conscients ou à même de découvrir par eux-mêmes les richesses enfouies dans l’enseignement de la Thora. Il est alors du devoir des parents, des enseignants, de mettre a la portée de l’enfant comme de l’adulte, ces enseignements.  A l’exemple du Grand-Prêtre qui doit allumer les lumières du chandelier jusqu’à ce que la flamme s’élève par elle-même ; c’est-à-dire que  lorsque le cohen a retiré sa main, la flamme continue à brûler d’elle-même. En d’autres termes, le cohen est en devoir de révéler la potentialité enfouie dans le feu jusqu’à ce que la lumière de la flamme n’ait plus besoin de son soutien. Il peut alors allumer la lumière suivante.
La flamme qui nous anime ne doit plus être soumise à des éléments extérieurs ; elle acquiert son autonomie et s’alimente par ses propres forces, pour s’élèver de par elle-même. Cette exigence de la Thora a pour fondement le candélabre qui lui sert de support et qui est fait d’un seul tenant.

Le chandelier fait d’une pièce symbolise les différentes forces et énergies contenues en nous et que nous devons faire converger vers l’axe central. C’est là le message que nous renvoie le chandelier du Temple et ses lumières confiées pour leur allumage au Grand-Prêtre.

Les lumières en l’honneur du chabbath

Nos Sages décisionnaires sont partagés quant à l’ordre à observer lors de l’allumage des lumières en rapport avec l’accueil du chabbath, le vendredi avant le coucher du soleil. D’aucuns soutiennent qu’en prononçant la bénédiction en vue de l’allumage des lumières en l’honneur du chabbath, l’on s’engage dans le temps chabbatique immédiatement. Et dès lors la maîtresse de maison n’est plus autorisée à allumer les lumières du chabbath, car dès cet instant l’interdiction des travaux du chabbath entre en vigueur (les trente-neuf travaux et leurs dérivés).

En règle générale, toute pratique d’une mitzva est précédée de la bénédiction. Dans le cas des lumières du chabbath, il est fait exception. La solution trouvée est d’indiquer à la maîtresse de maison de commencer par allumer les lumières et réciter ensuite la bénédiction. Si elle agit comme il convient habituellement, la bénédiction étant prononcée, l’engage dans le chabbath et il lui est interdit dès lors de procéder à l’allumage. C’est là l’avis mentionné dans le code de la loi par Rabbi Moché Esserless, pour tous nos frères ashkénazes. Mais de l’avis de Rabbi Yossef Caro, notre maître auteur du ‘’Choulkhane aroukh’’, l’accueil  du chabbath n’étant pas lié à l’allumage des lumières et bien évidemment pas à la bénédiction qui précède, il stipule qu’il faut réciter la bénédiction et puis allumer les lumières du chabbath. Comme il convient pour toute prescription religieuse qui doit être précédée par la bénédiction.

 

Le Grand Rabbin Chalom Benizri

 

 

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