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Parachat Vayigash, Shabbat 4 Tevet 5774, samedi 7 décembre 2013

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בס''ד
 
La haine ou l’amour gratuit
 
La Thora nous décrit le moment émouvant des retrouvailles de Yossef et de ses frères, et met l’accent sur cet instant poignant où Yossef tombe au cou de Benjamin son jeune frère et éclate en sanglots ; et Benjamin pleure également au cou de son frère Yossef.
 
Nos sages soulignent l’emploi du pluriel : Yossef tombe aux cous de Benjamin , et celui du singulier : Benjamin tombe au cou de Yossef ; et nous expliquent que l’emploi du pluriel ‘’aux cous’’ de Benjamin fait allusion à la destruction du premier et du second Temples qui seront bâti sur le territoire de Benjamin , alors Benjamin qui tombe ‘’au cou’’ de son frère Yossef, pleure pour le Temple de Chilo bâti sur les terres des descendants de Yossef.
 
D’aucuns regrettent que ce moment de retrouvailles soit terni par les pleurs de Yossef et
 de Benjamin, pour des évènements douloureux à venir. De plus, pourquoi l’un est-il affecté pour ce qui va frapper dans l’avenir un bien qui se trouve sur le territoire en possession de l’autre ? Pourquoi ne pleurent-ils pas l’un et l’autre sur le grand malheur qui frappera leurs descendants sur leur propre territoire ?
 
L’auteur des commentaires ‘’Mayana chel Thora’’ nous éclaire à ce sujet et nous enseigne : ‘’si ce moment d’un si grand bonheur et d’une grande émotion est atténué par ces pleurs du malheur qui guette leurs descendants, c’est pour nous rappeler que ce qui a provoqué ces calamités, c’est la haine gratuite entre les frères’’.
 
Nous devons retenir pour toutes les générations à venir, que ce qui permet l’édification du Temple et la centralité qu’il occupe au sein du peuple juif, c’est la solidarité , la fraternité sans ambages, sans haine gratuite.
 
Le frère qui pleure et ressent la douleur d l’autre témoigne d’une fraternité et d’une profonde sincérité. C’est là l’exemple de partage que nous livre la Thora à travers la rencontre de Yossef et Benjamin , si émouvante . C’est la leçon à retenir dans l’espoir d’une solidarité qui se régénère. C’est pour nous inculquer ces valeurs et les perpétuer , que le texte y fait allusion pour les temps à venir.
 
Le remède à la haine gratuite, c’est l’amour gratuit, qu’il faut cultiver l’un pour l’autre.
 
 
Le Grand Rabbin Chalom Benizri
 
 
La Haftara est Ezechiel 37

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