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Elles trônent à la table du seder

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Elles trônent à la table du seder

 

 

Le Talmud établit que les femmes ne sont pas tenues de s’accouder sur le côté gauche comme les hommes pour faire montre de la liberté acquise.

Et pourquoi ? s’interrogent les sages .

N’est-ce pas que les femmes ont participé grandement à la libération du joug de l’esclavage en Egypte ?  Et de ce fait, ayant pris part aux faits miraculeux de l’Eternel dont elles ont bénéficié  au même titre que les hommes, elles ont l’obligation de participer à la lecture de la haggada de Pessah et de se conformer au devoir de faire le récit de la sortie d’Egypte. Et dès lors, pourquoi seraient-elles dispensées de l’obligation de s’accouder , au même titre que les hommes ?

 

Rabbi Chemouel ben Meïr (1080 – 1160), le Rachbam, écrit dans ses responsa , que la raison pour laquelle les femmes bénéficient de cette dispense , c’est pour faire preuve de déférence envers leur époux. En d’autres termes, il ne leur est pas agréable de s’asseoir avec aisance devant leur mari. De même qu’il serait choquant pour un citoyen anglais de s’asseoir sans gêne face à la Reine. C’est pourquoi les premiers décisionnaires ont décrété , à l’inverse du Talmud, qu’à notre époque où la considération vis-à-vis de la femme est évidente, qu’il n’est pas pertinent de juger cette attitude gênante, et il convient certainement que les femmes s’accoudent également .

 

Il faut souligner néanmoins que les sages à travers les générations, ont témoigné avant la lettre d’une grande considération et d’un grand respect envers les femmes.

 

Ainsi par exemple, Rabbi Mordekhaï fils de Rabbi Hillel de Nuremberg, en 1240, estimait qu’il était tout naturel que les femmes soient tenues en haute estime, et qu’il était tout indiqué de leur recommander le soir du Seder d’adopter la même attitude que les hommes.

Soulignons par là même, que si par le passé le contexte socio-économique ne permettait pas à un grand nombre de femmes de s’adonner à l’étude de la Thora, et qu’elles se réservaient principalement à l’étude de ce qui leur était nécessaire pour veiller au respect du chabbath, des fêtes, de la pureté familiale, et des pratiques quotidiennes , de nos jours nous assistons plutôt à leur épanouissement dans tous les domaines d’étude du judaïsme, tel que l’exégèse biblique, le talmud, et même à une profession telle que la plaidoirie pour une cause auprès d’un rabbinat.

 

Ainsi, on raconte qu’un professeur avait demandé à ses élèves de développer le sujet suivant : ‘’qu’est-ce que vous aimez faire avec votre père , et qu’est-ce que vous aimez faire avec votre mère ?’’

Un des élèves répondit qu’il aimait beaucoup faire la cuisine avec son père et apprendre la Thora avec sa mère.

Le maître surpris de cette réponse, demande aux parents de cet élève de l’éclairer. Et ceux-ci lui dirent tout simplement que le père aime beaucoup faire la cuisine, et que la mère est une avocate auprès des tribunaux rabbiniques .

 

 

 

                                                                                               Le Grand Rabbin Chalom Benizri

 

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